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Législatives en France : les gauches trouvent un accord et appellent à manifester

Après la Nupes en 2022, les partis de gauche ont trouvé un accord pour partir une nouvelle fois unis dans le cadre des législatives 2024. L’alliance se nomme désormais Front populaire et certains militants tentent de gagner la rue, désireux de mobiliser contre la menace d'un gouvernement issu du Rassemblement national.

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«Il n’y a pas de fatalité, nous pouvons l’emporter.» L’appel lancé le 10 juin par François Ruffin semble avoir été entendu et le rassemblement des partis de gauche à travers une alliance électorale prend forme.

Socialistes, communistes, Insoumis et écologistes se rassemblent donc en dépit des réticences d’une partie du PS et de la tête de liste aux élections européennes Raphaël Glucksmann.

Des manifestations, parfois violentes, ont aussi lieu dans les grandes villes du pays et des syndicats ainsi que des partis radicaux comme le NPA ont annoncé rejoindre l’union proposée par La France insoumise.

Un front politique très large

«Je dis oui au Front populaire qui change la vie des gens en actes. Un Front populaire ouvert et le plus large possible.» Le 11 juin, la présidente de la région Occitanie Carole Delga, réputée plus au centre que le secrétaire général du Parti socialiste Olivier Faure, a affirmé soutenir l’initiative électorale d’union des gauches dite Front populaire. Une petite victoire pour l’union puisque celle qui fut secrétaire d’État de François Hollande s’était prononcée contre la Nupes en 2022 et avait même alors soutenu des candidatures socialistes dissidentes dans sa région.

À gauche de la gauche, le Front populaire a également accueilli des formations radicales comme le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qui pourrait disposer de circonscriptions pour les législatives mais aussi l’organisation antifasciste lyonnaise Jeune garde, régulièrement accusée de violences, y compris au sein de la gauche.

Hidalgo et Glucksmann refusent l’alliance

L’accord de principe scellé, les gauches devront désormais établir un programme commun et présenter la liste des candidats et des circonscriptions à répartir parti par parti. Seule ombre au tableau pour l’union de la gauche, à Paris, l’équipe municipale d’Anne Hidalgo ne soutiendra pas l’initiative de Front populaire, comme l’indique le communiqué de presse signé par les socialistes de Paris et le parti de Raphaël Glucksmann Place publique.

Un front présent dans la rue, des violences déjà constatées

Depuis l’annonce de la dissolution, des manifestations ont lieu tous les soirs dans les grandes agglomérations de France, alors qu’une plus grande mobilisation est prévue le 15 juin. Pour cela, l’union des gauches pourra compter sur le soutien de la CGT qui a rejoint le mouvement et appelle à participer à une grande manifestation le 15 juin place de la République à Paris. Si les autres syndicats n’ont pas communiqué sur une participation à l’initiative politique, une intersyndicale rassemblant la CGT, la CFDT, l’Unsa, la FSU et Solidaires appelle à la mobilisation.

Des violences ont émaillé les premiers rassemblements dans des grandes villes du pays, notamment à Paris mais aussi à Angers où un bar associatif catholique a été attaqué. Un café accusé d’accueillir des étudiants syndicalistes de droite a aussi été dégradé à Bordeaux. La gauche radicale entend déjà lutter contre lé péril, selon elle, d’un gouvernement issu du Rassemblement national.

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